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Durant une quarantaine
d'années, Ioan Stan Patras (1909-1977) a conçu,
sculpté dans le chène et peint les stèles
des tombes du cimetière de son village, Sapînta,
exprimant dans cet art naïf les carartéristiques
des défunts, leurs métiers ou activités
principales mais aussi leurs qualités ou leurs défauts.
On y rencontre les bergers, les agriculteurs, les activités
domestiques des hommes et des femmes, le soldat mort à
la guerre, ceux qui avaient goût pour la musique, pour
l'alcool, la femme qui aimait plusieurs hommes, le mari infidèle,
la petite fille écrasée par un camion, le voleur
de chevaux,...L'épitaphe qu' a joint l'artiste à
chaque personne , courte et parfois humoristique, signale les
grands moments de la vie, les espoirs ou les desillusions.
Ainsi, dans ces couleurs vives
où domine le bleu profond, le cimetière unique
et fleuri de Sapînta expose les multiples activités
de cette communauté humaine de l'extrème nord de
la Roumanie et exhalte la vie plutôt que la mort.
L'oeuvre de Stan Patras est
aujourd'hui poursuivie par Dimitru Pop, un de ses élèves.
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celui-là
était architecte |